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Bonjour à toutes et tous,
En ce mois de novembre 2025, nous sommes nombreux à attendre le nouveau budget pour savoir à quelle sauce nous allons être mangés. Or, avec la fin du macronisme et l’absence de majorité parlementaire, le budget de l’État n’a plus rien d’automatique.
Bayrou avait préparé une cure d’austérité antisociale, comme c’était l’habitude depuis 2017. Il a présumé de ses forces et, comme son prédécesseur, il y a laissé son poste. Cependant, nous sommes loin d’être à l’abri de nouvelles suppressions de postes dans la fonction publique, notamment à la DGFiP. 550 suppressions de postes étaient prévues par le gouvernement.
Dans un débat public phagocyté par la question de la dette, il est urgent de remettre au centre du jeu la question des recettes. La CGT l’affirme : notre pays ne traverse pas une crise des dépenses publiques, comme les libéraux en tout genre le prétendent, mais bien une crise des recettes.
Dans le même temps, les économistes de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) le confirment : la dégradation des finances publiques françaises « n’est pas attribuable à une augmentation plus marquée des dépenses publiques,mais plutôt à une diminution significative des recettes publiques ». Une analyse qui corrobore celle de la CGT.
Quelques exemples emblématiques de ces pertes de recettes fiscale destinées à répondre aux exigences déologiques des libéraux et du patronat,illustrent parfaitement les choix politiques opérés ces dernières années :
– La transformation du CICE en allègements de cotisations sociales en 2019 a maintenu un coût budgétaire net d’environ 20 milliards d’euros par an
– Les baisses d’impôts sous Emmanuel Macron ont surtout profité aux grandes entreprises et aux hauts patrimoines, avec un coût total estimé à 207 milliards d’euros sur six ans, soit environ 34,5 milliards d’euros par an.
(source : JDE - le journal de l’économie)
– La suppression de l’ISF a entraîné une perte de recettes fiscales estimée à 4 milliards d’euros par an.
Pour la CGT Finances publiques d’autres choix politiques sont non seulement possibles, mais nécessaires. Nous ne sommes pas condamnés à la régression du service public, aux suppressions de postes, à la destruction de notre réseau et aux bas salaires.
Certains à l’Assemblée nationale commencent à s’en apercevoir. En effet, lors de l’examen de la mission "Gestion des finances publiques" du PLF 2026 (projet de loi de finance), le 9 novembre 2025 en commission des Finances de l’Assemblée nationale, les député.es ont voté plusieurs amendements annulant les baisses d’effectifs. Mieux encore, ils ont voté pour un "plan de recrutement massif" au sein de la DGFIP…
oui vous avez bien lu, un plan de recrutement massif à la DGFIP !
Un plan de recrutement à hauteur de 5000 emplois supplémentaires pour répondre aux besoins de recettes et de lutte contre l’évasion fiscale.
Le travail de la CGT Finances publiques commence à payer. Nos idées et propositions ont infusé via de multiples rencontres avec des parlementaires.
Le chemin est encore long avant que des recrutements à la hauteur des besoins deviennent une réalité. Mais en la matière, comme sur les questions des rémunérations, du réseau DGFIP et de nos conditions de travail la CGT Finances publiques ne renonce jamais et poursuit son combat.
Pour obtenir enfin la satisfaction à nos légitimes revendications, nous avons besoin de toutes et tous. N’hésitez pas à nous contacter et à nous rejoindre. Ensemble nous pouvons faire bouger les lignes.
C’est pourquoi la CGT Finances publiques appelle à la mobilisation le 2 décembre.
La CGT FIP02
Article publié le 26 novembre 2025.